REBELLION #122 – Quand on perd son job, par ou commencer à se reconstruire?

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Salut les Rebelles

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Quand j’ai perdu mon job, plutôt prestigieux, groupe leader, belle marque, super titre, j’ai eu un moment de sidération.

Je n’ai pas été forcée dans le processus. Après 25 ans dans la même entreprise, j’avais envie de changer, d’évoluer aussi.

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J’ai été assaillie par mille questions.

Qu’est ce que je vais faire?

Qu’est-ce que je vais faire?

Que vaut mon expérience?

Vais-je y arriver?

Et si je n’étais pas à la hauteur…

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Et puis, j’ai posé des briques une par une. En tâtonnant.
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On va pas se voiler la face: j’ai fait beaucoup d’erreurs et perdu pas mal de temps.

J’ai aussi négligé certains aspects.
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Ces 4 dernières années, avec le mouvement la Rébellion, j’ai accompagné des dizaines de professionnels seniors à reconstruire leur carrière, en se remettant au centre de leur projet.
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J’ai même théorisé mon approche pour mes accompagnements et pour mon livre

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L’ouvrage en très bonne compagnie

Bref, voilà de quoi on parle aujourd’hui.

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  • Les émotions d’abord, mesurer (et accepter son état)
  • Dépasser les injonctions (écrire ses envies)
  • Réfléchir à la suite ensemble

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C’est bon pour vous ?

Alors, on y a va.

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Emotion, émotion, y’en a beaucoup par ici?

Non, non, ne sautez pas le paragraphe dès qu’on parle d’émotion.

Je sais très bien que vous n’avez aucune envie de les affronter.

Parce que vous les considérez comme vos ennemies.
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Si je vous disais au contraire, que vos émotions sont des marqueurs très précieux qui nous incitent à l’action?
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Alors, on se jette à l’eau.
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Ouvrez votre cahier et écrivez (pas d’inquiétude, personne ne vous lira, vous pourrez déchirer la page de votre carnet et la bruler si vous voulez garder ça pour vous).


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Aujourd’hui, je ressens …

Je me sens…

Mes émotions sont …

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Petite parenthèse.

Les émotions sont par exemple : l’amour, l’anxiété, la colère, la culpabilité, la déception, le dégoût, le désespoir, l’émerveillement, l’enthousiasme, l’espoir, la fierté, la frustration, la gratitude, la honte, la joie, la peur, la sérénité, le soulagement, la tendresse, la tristesse.

Il y en a plein d’autres, mais c’est déjà un bon choix.

On craint les émotions difficiles, mais elles sont très utiles.

Et on n’oublie souvent de parler des émotions agréables, et c’est bien dommage.

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Alors, cette liste est faite?

Pour chaque émotion, voulez-vous qualifier son intensité en lui attribuant une note de 1 à 5. 1 c’est une sensation légère, 5 une sensation très forte.


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Maintenant, je vous propose de faire un exercice un peu plus difficile.

Choisissez l’émotion la plus désagréable, et écrivez la phrase qui va avec.
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Je vous partage mon exemple pour vous mettre sur la voie.
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Quand j’ai perdu mon job, j’ai ressenti du soulagement, de la peur, de la honte, de la déception.

J’ai eu honte d’avoir perdu mon job

J’ai été déçue par mon incapacité à le garder, j’avais le sentiment de ne pas être à la hauteur

J’ai ressenti du soulagement à l’idée d’avoir moins de pression et de stress au quotidien.
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Allez, c’est à vous.

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Nommer vos émotions dans ce contexte de perte d’emploi, ou dans tout autre contexte difficile vous permet de prendre du recul immédiatement.

Lui donner une intensité remet les choses en place, si on est en colère à niveau 2, c’est de l’agacement, rien de trop grave.

La qualifier, permet d’avoir des pistes de réflexion.

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Vous l’avez compris, ma brique #1, c’est identifier et accepter l’émotion.

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Renouer avec son histoire

La perte de l’emploi va souvent de pair avec une perte d’identité.

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Ça fait un jargoneux dit comme ça, mais regardez ça autrement :

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Quand vous vous présentez, vous citez très souvent votre métier, voire votre job, votre rôle dans la société.

Tout à coup, vous avez perdu une dimension très importante de ce rôle.

Très souvent, j’entends de personnes en reconstruction.

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Mais je vais dire quoi pour me présenter?

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Renouer avec son histoire, c’est accepter de la revisiter, de reprendre chaque grande étape de vie et de carrière, d’en souligner les singularités, l’expatriation ici, la crise surmontée là, la promotion superbe, le poste refusé, l’enfant qui nait et provoque un état qui chamboule tous les projets … à chaque étape, vous avez appris, démontré votre valeur, mis en oeuvre votre mode opératoire. C’est ça qu’il faut se réaproprier.

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Je partage un exemple.

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Je travaille en ce moment avec une rebelle qui se reconnaitra peut être.

Je raconte son histoire avec beaucoup de tendresse. Appelons-la Ava.

Ava peaufine son offre pour lancer son projet de business indépendant. Elle a pendant 15 ans occupé le rôle difficile et essentiel de conjoint expatrié dans des pays qui font rêver. Partout, elle a retrouvé une opportunité correspondant à sa séniorité. Dans chaque capitale, elle a construit un job, un réseau, un succès. Elle veut maintenant valoriser son expertise pour son propre compte. Et dans son offre, elle omet de parler de sa dimension internationale. Ava m’a fait sourire, car j’ai fait la même erreur quand j’ai créé The Inspiration Lab.

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Soyons bienveillant avec nous-même.

Les plus amnésiques sur nos propres singularités, c’est nous.

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Renouer avec son histoire, c’est y dénicher des gemmes oubliées, qui vous sont tellement singulières.

C’est la brique #2

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Réfléchir ensemble

Vous connaissez mon point de vue.
Quand on se retrouve dans ce moment très difficile, dont je ne minimise en aucun cas l’impact, il y a des émotions à reconnaitre, des expériences à revisiter, et d’autres étapes à découvrir bientôt.

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La situation révèle aussi un champ de réflexion très intéressant à ouvrir:

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Quel est mon projet pour les années qui viennent?

Qu’est ce que je veux pour moi?

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C’est une question intime.

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Qui peut se décliner de multiples façons.

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Est-ce que je veux continuer à vendre mon savoir-faire pour que d’autres capitalisent dessus?

ou

Est-ce que j’ai envie de capitaliser moi-même sur mon expertise et tout mes assets professionnels (y inclu mon réseau?)

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Est-ce que je veux choisir la sécurité ? et est-ce vraiment de la sécurité?

ou

Est-ce que je veux construire un projet pour moi, et le construire autour de la sécurité dont j’ai besoin?

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et bien d’autres questions encore.

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Il n’y a pas une réponse unique.

Juste la vôtre.

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et peut être va-t-elle dans un sens aujourd’hui

et ira-t-elle dans un autre sens demain?

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Allez, c’est tout pour aujourd’hui,

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Salut les Rebelles 🤙

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